07 juin 2007
Poép
ferme les yeux
sur ta bouche je veux poser
les derniers de mes baisers
ferme les yeux
de mes doigts mélanger
cette frange ensanglantée
ferme les yeux
mille baisers sur ton sein droit
et finir
par dévoiler ce qui m'ensorcelle
casser le miroir de l'ombre
caresser ta toison
de mes lèvres
plonger ensuite
dans ce coeur qui intime
à nos passions
s'ouvre sur des moiteurs opportunes
au gout de sable et de sel
au gout de parme et de miel iodé.
Pant.2004.
Nuit
la nuit dévoile
ton corps se voile
et l'abandon
tout ce que je veux
tout mes besoins
tout mes chagrins
de ton repos
une nuit passée
une nuit perdue
tout qui s'enfuie
dans les feux d'ombres de ta toison
mourir enfin
mais pas de chagrin
du seul plaisir de te reveiller
et de tout recommencer
Pant.2004.
Annliz
ta main posée
comme unique voile
sixteen
corolle obscure
tu voiles mes rêves
de tant de façons
sixteen
et ce baiser sur tes lèvres
presque prêt à m'atteindre
ose, je t'en prie, le lancer
sixteen
tu restes conquérante
regard si froid
mais mon armure est si rouillée
que mon vit l'a déchirée
sixteen
je vais tomber
sur toi m'étaler
couvrir de mon haleine de mes baisers
cette main d'abord
ensuite tout oter
et venir tout prendre moi même
pour te le redonner.
Pant.2004
18 mars 2007
poema
Ô débuts, deux inconnus soudain merveilleusement se connaissant, lèvres en labeur,
langues téméraires, langues jamais rassasiées, langues se cherchant et se confondant,
langues en combat, mêlées en tendre haleine, saint travail de l'homme et de la femme,
sucs des bouches, bouches se nourrissant l'une de l'autre, nourritures de jeunesse,...
Albert Cohen(Belle du seigneur)
poeme
D'un long baiser il a bu mon âme sur mes lèvres,
Comme le soleil absorbe la rosée.
Lord Jennyson
Il aime bien peu celui qui se refuse à tout savoir de ce qu'il aime.
Nous sommes tous les fruits des Fendues.
Jean Mermet
23 janvier 2007
Théophile GAUTIER
"Poésies Libertines"
~ entre 1850 et 1870 ~
CONCORDANCES
Dieu fit le con, ogive énorme,
Pour les chrétiens,
Et le cul, plein-cintre difforme,
Pour les païens
Pour les sétons et les cautères
Il fit le poix,
Et pour les pines solitaires
Il fit les doigts.
LE NOMBRIL
Nombril, je t’aime, astre du ventre,
Œil blanc dans le marbre sculpté,
Et que l’amour a mis au centre
Du sanctuaire où seul il entre,
Comme un cachet de volupté.
Anthologie de la poésie érotique
Voici une emission sur la poesie erotique a travers la lecture lus par deux ecrivaines
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